L'agriculture au Maroc

L'agriculture au Maroc
Le secteur agricole au Maroc

L’agriculture au Maroc figure parmi les secteurs les plus importants. En effet, à lui seul il constitue 14% du PIB avec des variations entre 11 et 18% selon les conditions climatiques et années. Les performances du secteur conditionnent même l’économie toute entière. Car le taux de croissance du pays est étroitement lié à celui de la production agricole. Par ailleurs l’agriculture demeure le premier pourvoyeur d’emplois du pays, loin devant les autres secteurs économiques, 40 % de la population active vivent de ce secteur.

La libéralisation du secteur agricole débuta en 1985 sur la base de consultations de la Banque mondiale et du FMI. Cette orientation s’est mise en place progressivement par la suite. Un accord d’association a été signé avec l’Union européenne(UE) en 1996 et entré en vigueur en l’an 2000. Cet accord prévoit notamment la libéralisation progressive des échanges de produits agricoles et de la pêche. Les produits agricoles marocains sont ainsi soumis à des taxes moindres pour toute exportation vers l’U.E, mais avec certaines limites.

En avril 2008, le gouvernement marocain, avec l’appui de l’actuel ministre de l’agriculture Aziz AKHANNOUCH, a lancé le programme “Plan Maroc Vert” (PMV) qui replace l’agriculture au rang des premières priorités. Ce plan allait définir la politique agricole du royaume pour la décennie à venir. L’objectif premier est de faire de l’agriculture un secteur performant apte à être un moteur de l’économie tout entière. Le deuxième objectif est de lutter contre la pauvreté et de maintenir une population importante en milieu rural.

Ce programme repose sur 2 piliers essentiels :
  • Le premier vise à développer une agriculture productive à haute valeur ajoutée en grande partie tournée vers l’exportation. Toutes les filières agricoles sont concernées, mais plus particulièrement celles ayant des potentialités de développement élevées comme les agrumes, les cultures maraichères et l’oléiculture.
  • Le second pilier quant à lui tend à l’accompagnement solidaire des petits agriculteurs. Il s’agit d’améliorer les revenus des exploitants agricoles les plus fragiles, en particulier dans les zones défavorisées. À titre d’exemple, certains projets concernent la constitution de petites coopératives composées de petits exploitants. Ils pourront bénéficier ainsi d’un encadrement technique, de débouchés pour leurs produits et éventuellement de financements.

Les principaux types de culture sont : Les céréales, les légumineuses alimentaires, les cultures sucrières, les fruits et légumes, les rosacées fruitières, l’oléiculture, l’arganier, le palmier dattier et la production animal ainsi que tous ses dérivés.

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